Au Vietnam, le ‘’rétro’’ est à la mode

Comme je le mentionnais dans l’un de mes précédents post ‘’au Vietnam, la moto c’est sacré’’ ! Tel un membre de la famille (bien souvent elle veille dans le salon), elle est également perçue pour beaucoup comme un symbole de réussite. Son entretien et son budget alloue y sont ainsi conséquents.

Face à ce constat, il est fréquent de voir de nombreux mécanos ‘’mobiles’’ arpenter les coins de rues, prêts à réparer un pneu crevé, changer l’huile ou simplement gonfler une chambre à air, tout cela pour quelques vietnam dongs. Comment les localiser ? Repérer deux pneus couverts de papiers cadeaux ou une bonbonne à air sur un trottoir ou au bord d’une route et en deux coups de clé à molette c’est réglé !

Rétroviseurs de seconde main

Bon, ça c’est pour le coté pratique. Retour sur une scène plus atypique du paysage routier d’Ho Chi Minh City. Rue Hùng Vương, ce sont plusieurs commerçants de … rétroviseurs … qui campent paisiblement sur le bord de la route dans l’attente du conducteur victime d’un vol, de la perte ou souhaitant faire réparer l’indispensable miroir. Cela peut paraitre anodin pour les locaux, mais c’est pourtant assez surréaliste. Apposés à l’arrière de leur moto, ces marchands ambulants présentent toute une collection de rétroviseurs pour motobike. Et il y en a pour tous les goûts !

Le rétroviseur a toujours été obligatoire au Vietnam. Tout comme pour le port du casque qui est devenu obligatoire en 2007, le défaut du miroir peut entraîner une amende. Pour ma part j’ai déjà eu à m’arrêter et demander conseils pour faire changer l’un de mes miroirs que j’avais perdu en me rendant à mon travail. Pour la modique somme de 30,000 dongs, j’ai eu droit à un rétroviseur de seconde main. Un bon exemple du système D à la Vietnamienne ^^.

💡 Le rétroviseur est obligatoire … mais généralement très peu utilisé. Il est d’ailleurs déconseillé de regarder derrière soi. Au final il sert surtout aux demoiselles souhaitant se refaire une beauté … 😉